. : .


Ça y est, elle a un nerf qui bat dans son cou, comme toujours elle est tendue...
Il lui arrive d'être heureuse encore, parfois, quand elle arrive à profiter de l'instant. Pendant quelques secondes elle arrive à quelque chose qui ressemble au Bonheur. C'est vague mais c'est là.
Le plus souvent, elle est prise d'un fou rire hystérique, dans son lit, dans les transports et ailleurs, qu'elle soit entourée ou non. Elle a un besoin subit de sourire, à l'excès, un sourire étrange, le sourire qui effraye, celui qui démarre aux oreilles.
Puis elle se demande ce qui la fait sourire bêtement et c'est fini, et elle sent les larmes perler au coin de ses yeux, une goutte dans un cil. Elle se frotte l'oeil et retombe dans un coma émotionnel qui s'évanouira quelques temps après, lorsque la folie la submergera de nouveau.


. : .
# Posté le dimanche 11 novembre 2007 10:14
Modifié le lundi 24 décembre 2007 10:46

. : .



Il est heureux, c'est l'Automne. Le soleil disparaît derrière les nuages.
Ils sont assis sur un banc en pierre abrité des arbres, à l'abris de l'agitation urbaine, main dans la main, ou plutôt non puisque depuis quelques secondes Il s'applique à lui caresser tendrement la joue.
Il espère qu'elle comprend ce que ça signifie, il y met tout son coeur, dans sa main. Il aimerait l'entendre dire ce qu'il attend, ce qu'il rêve de lui dire depuis quelques temps mais il se trouve bête, il ravale ses mots et se concentre sur sa joue, elle est douce, une pêche, veloutée et colorée, il voudrait suivre ses courbes, celles de son visage au moins, mais il est timide et il la sent méfiante. Il va lui dire c'est décidé, rien de sert d'attendre pour une fois, il a peur mais il va le faire.
Une phrase anodine, qu'il a pourtant mis tant de temps à préparer, une formule simple qui lui coûte. Il a osé.
Mais voilà qu'elle ne répond rien. Indifférence. Sa main s'arrête et quitte sa joue. Il se lève et s'en va. Quand il disparaît à l'horizon, elle réalise, et un hurlement déchire le silence.
Dans sa tête, le cri retentit longuement. C'est trop tard.

Il ne se retournera pas.

. : .
# Posté le dimanche 11 novembre 2007 12:26
Modifié le mardi 25 décembre 2007 15:33

.

"Mademoiselle ça va ?"
Elle essaya de réfréner, de contenir un sanglot mais les larmes de crocodile sont inéluctables ici, là, en ce moment. Elle regarde gentiment le vieil homme aux yeux tristes et trouve la force de lui répondre que non ça ne va pas.

"Mademoiselle, vous êtes bien trop jolie, trop jeune pour pleurer."
Pourtant elle a l'impression d'avoir l'âge de Mathusalem et puis jolie... Elle y croit plus vraiment, il a pas seulement les yeux pleins de tristesse et de sagesse, ils sont aussi pleins de caca. Pour un peu elle oublierait ses p'tits problèmes, elle a pitié du Papy, elle espère qu'il a le temps, elle a beau être adolescente, elle s'interresse aux gens, faut pas croire. Et ce préjugé mauvais a des dons visiblement. Elle ravale ses larmes.

"Mademoiselle tenez, prenez mon mouchoir."
Elle voudrait bien le remercier mais elle a une boule dans la gorge qui la rend bizarrement muette. Tiens, ça nous changera. Et voilà, elle se vexe en repensant à ça... Elle espérait qu'il n'y avait pas que deux ou trois personnes qui l'aimaient comme elle était. Désillusion. Et après on dit les adolescents blasé, dégoûtés d'la vie mais aussi... Pas aidés les pauvres gosses.

"Mademoiselle..."
Elle a séché ses joues, rendu le mouchoir au vieux monsieur, l'a remercié et est partie. Elle a pensé à avant, elle a pensé à y'a pas si longtemps, quand la naïveté guidait encore joyeusement sa vie.
Elle a attéri devant un étang. Elle a sauté à pieds joints.
Manque de bol, ou plutôt chance de sa vie, un cygne a traversé le plan d'eau, majestueusement. Il s'est approché d'elle et, par magie, elle s'est retrouvée sur son dos.

Sauvée.
Oui, il y'a des songes qui nous sauvent un homme, une femme, une adolescente
.



Putain ! La vie c'est court et en plus après on meurt.
Alors arrête un peu d'râler.
D'dire que tout ça c'est pour du beurre.

.
# Posté le jeudi 15 novembre 2007 13:26
Modifié le mercredi 19 décembre 2007 08:16

.

Un homme et une femme, un couple à vrai dire, se soutiennent mutuellement, ils sont îvres, et pas que d'alcool.
Ils chantent, crient, hurlent toutes sortes d'obscénités, s'arrêtent pour aider l'autre quand il trébuche, en profitent pour s'embrasser outrageusement, excessivement, en plein milieu d'une route.
De l'amour, du désir dégouline de leur être entier. C'est horripilant, exaspérant, ils suintent le bonheur.
Ils semblent perdus dans une rue laide, sale et puante mais loin de s'en inquiéter, ils s'attrapent l'un l'autre et entament un tango langoureux, lascif même, sur le pavé inégal.
La femme en casse son talon d'escarpin et ne s'offusquant pas, retire ses souliers sensuellement. L'homme se saisit d'elle et lui arrache littéralement ses frusques.
L'alcool, l'amour, le désir et surement un peu de fatigue les entraîne alors dans un délire physique totalement incontrôlable.


.
# Posté le mercredi 21 novembre 2007 11:41
Modifié le mercredi 19 décembre 2007 08:22

L'esprit de Noël, résumé d'mon côté :



# J'me la pète avec mon album de Sarah Kay (by Bro, mais qu'il est Chou), mon Tee-Shirt Minnie Mouse, et mes autocollants Charlotte aux Fraises (avec album de Coloriage 'tention, p'tite Blagounette de Môman d'Amouuur ^^).

# Ai mangé boucoup boucoup d'Truffes, ai callé au bout d'la deuxième entrée (Oui oui, ma Mamie est fort excessive) , z'allons tous mettre une semaine à digérer (et quand en plus on sait pas Roter =P) et en plus on va bouffer des restes jusqu'à mon Anniv' (petite précision : 2 jours avant Pariiiis =D).

# Ai écouté Brel by Florent Pagny toute la soirée (mais ce n'est pas pour me déplaire, écoutez c'est très joli, et si on avait des papilles dans les oreilles on pourrait dire 'j'ai les papilles qui s'émoustillent'), et pis on a ressorti les vieux vinyles.

# Z'avons regardé tous les 6 sur le canapé qui grince les jolis-p'tits-films-de-Noël qui ne manquaient pas de passer à la TV, j'en suis toute abrutie (et toute émue par ailleurs).




Maintenant j'attends avec impatience l'arrivée du 31, où j'reverrais une partie des coupines, puis le 3 janvier, départ pour Paris avec, pour une fois, un porte-monnaie qui fait 'Gling Gling' et le droit d'tout dépenser (Miaouuuu)


.
# Posté le jeudi 29 novembre 2007 13:53
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 07:09